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Sauvons nos oiseaux

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« Chaque année au Canada, 270 millions d’oiseaux meurent indirectement à cause de nous. Nos chats, nos fenêtres, nos lignes de transmissions, nos voitures ¬— bref nos choix en général — sont autant de causes de mortalité d’oiseaux. Accepteriez-vous d’apporter certains petits changements à votre vie pour sauver celle des oiseaux? Informez-vous, pensez-y et déterminez quelles actions concrètes vous pouvez poser. Je vous invite à vous joindre à nous, mes collègues de Nature Canada et moi-même, ainsi qu’à nos nombreux partenaires afin de faire du Canada un endroit plus sécuritaire pour les oiseaux. » — Eleanor Fast, Nature Canada

En 2013, Environnement Canada a publié une série d’articles (http://www.ace-eco.org/) qui portaient sur la mortalité aviaire liée à diverses actions humaines. Les statistiques sont troublantes : à eux seuls, les chats errants et domestiques tuent annuellement quelque 200 millions d’oiseaux. Chaque année également, vingt-cinq millions d’oiseaux meurent en heurtant accidentellement les fenêtres de nos immeubles. Un nombre similaire d’oiseaux meurent en percutant des lignes à haute tension. Toujours sur une base annuelle, les collisions avec les véhicules entraînent la mort de 14 millions d’oiseaux, alors que 221 000 décès sont causés par les tours de communication, et environ 45 000 par les turbines d’énergie éolienne. Même si ces chiffres sont approximatifs — à défaut de recherches scientifiques grandement nécessaires sur le sujet — ils n’en sont pas moins extrêmement préoccupants. Il est donc essentiel, voire urgent, d’agir.

Il est grand temps de prendre conscience de la façon dont nos choix et nos actions provoquent directement la mort de tant d’oiseaux. Un jour à la fois, grâce à de petits gestes et à des choix éclairés, nous pouvons tous ensemble changer les choses. Nous pouvons, entre autres, encourager les actions bénéfiques et travailler de concert avec les gens de tous les niveaux de la société pour faire du Canada un endroit plus sécuritaire pour notre faune aviaire.

Apprenez-en davantage sur les menaces auxquelles les oiseaux du Canada sont confrontés…et sur ce que vous pouvez faire pour mieux les protéger!

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Les scientifiques estiment que les chats qui vagabondent en liberté causent la mort d’environ 200 millions d’oiseaux par année au Canada.

Selon l’organisme BirdLife International, les chats domestiques ont entraîné l’extinction de 34 espèces d’oiseaux à travers le monde. Les répercussions négatives engendrées par les chats sur l’ensemble de la faune sont bien documentées.

La population féline est loin d’être en santé : la protection des oiseaux n’est pas donc pas l’unique raison pour laquelle il nous faut modifier la façon dont nous prenons soin de nos chats. En 2011, plus d’un demi-million de chats ont été euthanasiés en raison de l’incapacité des refuges pour animaux à leur trouver un foyer. Deux fois plus de chats que de chiens se retrouvent abandonnés dans ces refuges. Tandis que 30 % des chiens sont réclamés par leur propriétaire, moins de 5 % des chats retournent dans leur foyer. Par ailleurs, les chats sont fréquemment victimes de collisions avec des voitures : plus de 1 300 chats ont été tués dans les rues de Toronto en 2012!

Selon le rapport de la Fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux intitulé « Les chats au Canada », on dénombre au pays environ 10 millions de chats domestiques, en plus de 2 millions de chats errants ou sauvages.

On estime que la plupart de ces chats (possiblement jusqu’à 70 %) ont la possibilité de vagabonder librement à l’extérieur. En raison des multiples menaces auxquelles ils sont exposés (notamment les collisions avec les véhicules et les combats avec d’autres chats et animaux de la faune, sans oublier les maladies dont le VIF félin, la rage, le cancer félin, le ver du cœur, etc.), les chats qui vont à l’extérieur vivent en moyenne de 2,5 à 5 ans comparativement à 12,5 ans pour les chats d’intérieur. La Fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux fait partie des nombreux organismes qui encouragent les propriétaires de chats à garder leur félin à l’intérieur, à moins de les surveiller, de les tenir en laisse ou d’avoir un enclos à leur disposition lorsqu’ils sortent.

Au prorata, les chats errants causent la mort de plus d’oiseaux que les chats domestiques. Toutefois, comme ces derniers sont 5 fois plus nombreux, ils sont responsables à eux seuls de la mort d’environ 80 millions d’oiseaux par année, au Canada seulement.

Pour le bien des chats, des oiseaux, de la nature dans son ensemble et même pour notre propre bien-être, nous devons changer notre façon de prendre soin de nos chats.

Cliquez ici pour accéder directement au site Web Des chats et des oiseaux : vous y trouverez une foule de renseignements sur les façons de soutenir la cause, des ressources et même des produits fort utiles.

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Vous vivez dans une maison? Vous avez une mangeoire pour les oiseaux? Vous avez déjà entendu un bruit sourd provenant d’une fenêtre? Il est fort probable qu’un oiseau se soit heurté contre l’une des vitres de votre maison.

Selon un article scientifique publié par Environnement Canada, les collisions contre les fenêtres représentent la deuxième cause de décès aviaires liés directement à l’activité humaine au Canada (environ 25 millions par an). De ces collisions, 90 % ont lieu contre des fenêtres de maisons individuelles, environ 9 % sur des bâtiments de faible hauteur, et moins de 1 % sur des immeubles de plusieurs étages et des gratte-ciels. Et cette situation ne fait que s’envenimer pour 80 % de nos oiseaux qui migrent vers le sud chaque automne. En effet, on retrouve aux États-Unis beaucoup plus d’édifices et de structures de verre qu’au Canada. Les estimations de mortalité d’oiseaux causée par les vitres aux États-Unis se situent entre 100 millions et un milliard d’oiseaux chaque année.

Il s’agit là d’un réel problème pour les propriétaires de maison et de grands immeubles, ainsi que pour les locataires. Tout le monde a donc un rôle à jouer afin de minimiser les risques de collision : rendre les fenêtres visibles pour les oiseaux constitue la meilleure solution. Parmi les options on retrouve l’atténuation des facteurs d’attraction des oiseaux ou de ceux qui augmentent le risque de collision, tels que la lumière artificielle provenant des fenêtres. De plus, pour les propriétaires de maison, il est conseillé de placer les objets qui attirent les oiseaux, comme les mangeoires, à une distance raisonnable des fenêtres. Les organismes FLAP Canada et American Bird Conservancy (ABC) fournissent d’excellentes ressources pour sauver les oiseaux des collisions contre les fenêtres.

Une récente décision de la cour en Ontario a statué que les bâtiments commerciaux qui émettent de la lumière qui entraîne la mort d’oiseaux constituent une violation de la loi. Cette décision importante a établi que les propriétaires de bâtiments qui provoquent indirectement la mort d’oiseaux sont dans l’obligation de limiter les torts qui en découlent. Est-ce que votre immeuble tue des oiseaux? Il est maintenant temps d’agir et de commencer à sauver les oiseaux.

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Si vous conduisez un véhicule de façon régulière, il est fort possible que vous heurtiez un jour un oiseau ou un autre animal sauvage. Bien sûr, cela n’est pas intentionnel et peut même sembler inévitable, mais les collisions avec les véhicules sont responsables de la mort de plus de 13,8 millions d’oiseaux chaque année, selon une étude d’Environnement Canada. Cela représente plus de 34 oiseaux pour chaque kilomètre de route au Canada.

Étant donné le nombre croissant de véhicules et l’augmentation de la densité des routes, en particulier en périphérie des villes, la réduction du nombre de collisions entre les oiseaux et les véhicules représente un défi de taille, et ce sont les conducteurs de véhicules qui sont en mesure de le relever. Une solution évidente consiste à conduire moins souvent ou, à tout le moins, ralentir pour donner une meilleure chance aux oiseaux de prendre leur envol et libérer la voie.

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Jusqu’à 7 millions d’oiseaux appartenant à au moins 230 espèces sont tués chaque année près des tours de communications en Amérique du Nord. Les feux de balisage aérien installés sur ces tours détournent la navigation des oiseaux en les attirant dans un halo de lumière. Les oiseaux se retrouvent ainsi « piégés » dans la lumière et ils se mettent à tournoyer pendant de longs moments, entrent en collision les uns avec les autres, heurtent la tour ou, épuisés, finissent par tomber au sol. Des espèces menacées telles que la Paruline du Canada et la Paruline à ailes dorées sont des exemples d’espèces menacées qui sont fortement affectées par la problématique occasionnée par les tours de communication.

Un simple changement d’un feu fixe à un feu stroboscopique, idéalement dans le spectre bleu vert, permettrait d’éviter bien des décès inutiles d’oiseaux. Or, le Canada accuse un retard par rapport aux États-Unis dans le traitement de cette question. Aux États-Unis, l’organisme American Bird Conservancy (ABC) a mis de l’avant et participé à l’élaboration d’une étude visant à mesurer la visibilité des tours pour les pilotes lorsque les feux rouges latéraux fixes (AT10) sont soit éteints ou clignotants. La modification de ces lumières extrêmement dangereuses réduirait considérablement les décès d’oiseaux.

ABC a signé un accord avec l’industrie des télécommunications sur la construction de nouvelles tours qui permettrait de sauver des vies d’oiseaux sans imposer des retards ou des coûts importants à l’industrie. Si cette proposition est acceptée par les autorités américaines, les tours les plus dangereuses pour les oiseaux feraient l’objet, pour la première fois, d’une véritable évaluation environnementale, ce qui devrait par conséquent réduire les impacts négatifs sur les oiseaux. Nature Canada fera appel au gouvernement fédéral du Canada ainsi qu’aux intervenants clés du secteur industriel pour obtenir des résultats similaires et sauver des vies d’oiseaux.

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Purple Martin - square

L’énergie éolienne constitue une source d’énergie renouvelable de remplacement à l’énergie qui provient des combustibles fossiles. De ce fait, elle peut ainsi contribuer à la réduction des gaz à effet de serre. L’énergie éolienne industrielle repose actuellement sur la construction de turbines géantes pour capter l’énergie du vent, qui est alors convertie en électricité.

En 2014, le Canada comptait environ 5 500 éoliennes en fonction selon l’Association canadienne de l’énergie éolienne (CANWEA). Cette situation entraîne chaque année environ 45 000 décès d’oiseaux causés par des collisions avec les pales des turbines, ainsi que la perte d’habitat de plus de 10 000 couples d’oiseaux en période de reproduction. Si le secteur de l’énergie éolienne se voit décuplé au cours des 10 à 15 prochaines années comme prévu, ce seront 450 000 oiseaux qui mourront et l’habitat de 100 000 couples reproducteurs qui sera détruit chaque année.

Même si les parcs éoliens contribuent à la mortalité des oiseaux dans une proportion nettement moindre que d’autres types de collisions liées à l’activité humaine, certaines espèces d’oiseaux qui sont menacées ou dont les populations sont en déclin, telles que l’Hirondelle noire, se trouvent davantage touchées que d’autres espèces par des projets précis. Plus particulièrement, les projets éoliens situés dans des zones à haut risque (avec beaucoup de mouvements d’oiseaux ou à proximité de colonies de reproduction ou de lieux de repos avec perchoirs) ont été la cause de la diminution de populations de certaines espèces d’aigles, de vautours et de sternes en Europe, et d’aigles royaux en Californie.

Pour demeurer du côté vert du spectre des couleurs, l’industrie de l’énergie éolienne doit :
To stay on the green side of the colour spectrum, the wind energy industry needs to:

  • Lors de l’implantation de projets, éviter les points névralgiques sur le plan écologique, particulièrement ceux qui abritent de nombreuses populations d’oiseaux, comme les Zones importantes pour la conservation des oiseaux au Canada, ainsi que les habitats d’espèces menacées;
  • surveiller de près le nombre de collisions d’oiseaux avec les éoliennes, ainsi que les espèces d’oiseaux touchées et la saisonnalité des collisions;
  • recourir aux pratiques exemplaires (telles que des fermetures pendant les périodes migratoires de pointe) pour atténuer les impacts des projets existants et futurs;
  • autoriser la surveillance de certains projets par des tiers.

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