Aperçu espèce : Dard vert

Familiarisez-vous avec quelques espèces en péril de la ZICO Lac Deschênes. Cette semaine, Pleins feux vous présente le Dard vert.

Nom scientifique : Etheostoma blennioides
Statut LEP : Espèce préoccupante
Groupe Taxonomique : Poissons
Taille : 76 mm de long, mais il peut atteindre près de 140 mm

Greenside Darter

le Dard vert

Le corps du Dard vert est cylindrique, sa tête est large et triangulaire et son museau arrondi s’étend légèrement vers la bouche. Il a deux nageoires dorsales très rapprochées l’une de l’autre, la nageoire caudale (queue) est légèrement fourchue, et les nageoires pectorales (sur les côtés) sont larges, légèrement pointues et bien développées. Les nageoires pelviennes sont plus pointues chez les juvéniles que chez les adultes. Le mâle est plus gros et plus coloré que la femelle. Ce poisson est vert olive et il porte des marques en forme de V sur les côtés.

Le Dard vert atteint la maturité sexuelle un an après l’éclosion et il peut vivre de 3 à 4 ans. Il fraie au printemps et au tout début de l’été et il dépose ses œufs sous des roches recouvertes d’algues vertes filamenteuses. Le frai se fait en couple et les deux sexes auront différents partenaires de fraie durant la période de reproduction. Les alevins ne reçoivent aucun soin, mais généralement le mâle surveille le territoire où les œufs ont été pondus, bien qu’après un certain temps cela devienne plus difficile puisque le mâle continue de s’accoupler avec d’autres femelles au cours de la période de frai.

Le Dard vert n’a pas de vessie natatoire – un organe qui permet à beaucoup de poissons de contrôler leur flottabilité et de demeurer aisément à une certaine profondeur dans les courants – et il vit au fond des rivières, des ruisseaux et des lacs. Ont dit des espèces qui vivent au fond d’un cours d’eau qu’elles sont benthiques. Elles aiment se nourrir d’insectes benthiques immatures comme les larves de moucherons, d’éphémères communes et de mouches noires.

Le Dard vert aime aussi vivre dans des eaux claires dont le débit est de modéré à rapide.

Les eaux de ruissellement provenant des terres agricoles et le développement urbain près des rivières et des ruisseaux sont des menaces pour les populations de cette espèce qui sont touchées directement ou au travers de leur approvisionnement alimentaire. La perte des habitats a été un important facteur dans le déclin de cette espèce à plusieurs endroits.

Où peut-on observer cette espèce?
On peut trouver le Dard vert dans quelques rivières au sud-ouest de l’Ontario et sa présence a été signalée dans les bassins-versants des rivières Thames, Ausable, Sydenham et Big Creek. Cette espèce a été introduite dans la rivière Grand au début des années 90, mais elle a disparu dans beaucoup d’autres endroits dans la province.

Le saviez-vous?
•    Le Dard vert communique principalement grâce à sa coloration; le mâle l’utilise pour intimider d’autres mâles ou pour attirer les femelles. Les femelles peuvent changer le contraste de leur couleur pour communiquer avec les mâles.
•    Quand un prédateur s’approche, la réaction du Dard vert est de s’immobiliser complètement et de rester sans bouger jusqu’à ce que le prédateur s’éloigne.
•    Le Dard vert joue un rôle important en tant que poisson hôte dans le cycle de reproduction de plusieurs moules d’eau douce au stade larvaire, en les transportant et en les répartissant dans d’autres zones.
•    L’accouplement a lieu seulement quand la température de l’eau est entre 11 et 23 degrés Celcius.
•    L’achigan à petite bouche et plusieurs sortes de truites sont ses principaux prédateurs.

Consultez ce blogue chaque semaine pour connaître l’une des espèces à risque que vous pouvez observer au Lac Deschênes.
Signalez des observations du Dard vert ou d’autres espèces rares au Service canadien de la faune en composant le 819.997.2800 ou sur le site Web du Centre d’information sur le patrimoine naturel du Ministère des Richesses naturelles. N’oubliez pas d’inclure une photo et le lieu de l’observation!

Nous souhaitons remercier notre blogueuse invitée Monica Reyes pour cet article. Monica est bénévole conservatrice pour Nature Canada. Cette biologiste originaire du Mexique s’intéresse à la conservation de la faune et à l’éducation à l’environnement.