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Chevêche des terriers

Pleins feux sur l’espèce : La chevêche des terriers
Données de base

Nom commun : Chevêche des terriers
Nom latin : Athene cunicularia 
Statut en vertu de la LEP : En voie de disparition
Aire de répartition géographique : Alberta, Saskatchewan, Manitoba
Durée de vie : de 3 à 4 ans
Taille : de 23 à 28 cm et peut peser de 125 à 185 grammes
Population estimée : moins de 1 000 paires au Canada

Son histoire

La chevêche des terriers ressemble à de petits hiboux sur des échasses. Elles mesurent de 23 à 28 cm de hauteur juchées sur de longues pattes minces. La chevêche des terriers est différente de la plupart des hiboux à bien des égards : elle vit dans des terriers dans le sol; elle est active pendant la journée; la femelle est plus petite que le mâle; et quant à son alimentation, elle préfère les insectes.

Burrowing owl
Le chant principal du mâle de l’espèce est un doux «coo-cooooo » répété.

On retrouvait couramment la chevêche des terriers dans les régions du sud des provinces des Prairies et de la Colombie-Britannique durant la période estivale; jusqu’au milieu des années 1900 lorsque les pratiques agricoles modernes ont commencé. La culture de la terre pour l’agriculture a considérablement réduit l’habitat de la chevêche des terriers au fil des ans. Par 1979, la chevêche des terriers avait été extirpée de la Colombie-Britannique. Les populations de chevêche des terriers continuent de baisser dans les provinces des Prairies. Aujourd’hui, on estime qu’il subsisterait moins de 1000 paires de chevêches des terriers en Alberta et en Saskatchewan, et en de rares occasions dans le sud-ouest du Manitoba. Elles hivernent parfois sur les côtes de la Colombie-Britannique et peuvent être vues en Ontario et au Québec au cours du printemps.

Les chevêches des terriers ont besoin d’espaces dégagées à faible couverture végétale, de terriers existants, et de nourriture abondante. Elles se fient à des terriers existants, faits par des écureuils terrestres, des blaireaux et des renards pour faire leurs nids. Malheureusement, certains agriculteurs considèrent les animaux nuisibles et les tuent. Avec le déclin des populations de ces mammifères, les chevêches des terriers sont incapables de trouver des sites de nidification. En outre, les écureuils terrestres et les renards sont souvent tués par empoisonnement et quand la chevêche des terriers se nourrit des carcasses d’animaux empoisonnés, elles sont également empoisonnées.

Burrowing owl
La chevêche des terriers chasse les insectes, les petits mammifères et les oiseaux à partir d’un perchoir ou en volant à basse altitude.

Le pesticide carbofuran, utilisé pour tuer les sauterelles dans les champs agricoles, constitue également une menace à laquelle la chevêche des terriers est confrontée. Les chevêches des terriers aiment manger des sauterelles. Lorsque le carbofuran est appliqué dans les champs et la chevêche des terriers mange les sauterelles empoisonnées, l’insecticide s’accumule dans son corps. Les hiboux touchés produisent 54 pour cent moins de jeunes que la normale dans les endroits où le carbofuran est utilisé à moins de 50 mètres des terriers.

Alors que de nombreuses chevêches de terriers migrent vers le sud des États-Unis et le Mexique pour l’hiver, les chercheurs tentent de savoir pourquoi seulement la moitié des adultes reviennent à leurs aires de reproduction nordique chaque printemps. De plus, à peine six pour cent des jeunes chevêches reviennent au Canada pour se reproduire l’année suivant leur naissance.

Les faits

La chevêche des terriers se tient souvent debout sur ses longues pattes minces afin de voir plus loin dans la plaine.
Souvent, le mâle monte la garde hors du terrier tandis que la femelle et ses jeunes se trouvent au souterrain. Si un intrus s’approche, le mâle émet un cri d’alarme et tente d’attirer l’intrus loin du nid avec une série de vols de courte distance. Si l’intrus continue, les jeunes oiseaux vont à l’arrière du terrier et font un bruit de sifflement qui ressemble à un serpent à sonnettes.
Ils partent pour leurs aires d’hivernage dans le sud-est des États-Unis et le Mexique en septembre, et retournent au Canada en avril.
Les sauterelles et les coléoptères sont les aliments préférés des chevêches des terriers. Elles mangent également quelques souris, des campagnols, des écureuils terrestres, des crapauds, des petits oiseaux, et des charognes.
Les femelles pondent de six à douze œufs blancs et les couvent pendant environ quatre semaines. Lorsque le nid est trop bondé (après environ deux semaines), les oisillons se placent à l’entrée du nid où ils attendent que les adultes leur apportent de la nourriture. Environ sept à huit semaines après l’éclosion, les oisillons commencent à se nourrir seuls.
Une fois qu’ils sont actifs au-dessus du sol, les oisillons peuvent passer à d’autres terriers situés à proximité du terrier dans lequel ils sont nés.

 

Quelles sont les mesures entreprises

Les chevêches des terriers sont protégées dans toutes les provinces où elles se trouvent — Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba.

« Opération Chevêche des terriers » a été créée en Saskatchewan en 1987 pour encourager les propriétaires fonciers à protéger l’habitat de nidification des chevêches de terriers. En 1994, 534 propriétaires fonciers de la Saskatchewan s’étaient déjà engagés à protéger l’habitat de l’espèce. En Alberta, le programme s’est développé pour inclure la protection d’autres espèces menacées, et est maintenant appelée « Opération communauté des prairies ». En 1994, environ 260 propriétaires fonciers de l’Alberta s’étaient engagés à protéger l’habitat autour des sites de nidification du hibou, couvrant plus de 22 000 hectares.

En 1992, six paires de chevêches des terriers ont été réintroduites dans le sud de la Colombie-Britannique. En 1995, on estimait que de cinq à dix paires de chevêches des terriers vivaient en Colombie-Britannique.

Burrowing owl
Bien que le nom scientifique de la chevêche des terriers signifie « petit oiseau qui creuse » ils creusent rarement leur propre terrier.

En 1994, le bulletin  «Opération Chevêche des terriers » a été traduit en espagnol pour distribution au Mexique dans l’espoir qu’une protection soit offerte aux oiseaux dans leurs aires d’hivernage.

En 1996, une décision a été prise par le gouvernement fédéral d’éliminer progressivement certaines des utilisations de l’insecticide carbofuran.

De plus, en 1995 un plan de relance a été approuvé par une équipe nationale de récupération de chevêches des terriers travaillant via « Rétablissement des espèces canadiennes en péril » (RESCAPÉ); une mise à jour du plan a été effectuée en 2002. L’objectif ultime de ce plan est d’accroître les populations de chevêches des terriers au Canada au point où elles deviennent autonomes.

Ce que vous pouvez faire

  1. En apprendre davantage sur la chevêche des terriers et son habitat et partager cette information avec votre famille, vos amis et votre communauté.
  2. Appuyer les groupes et individus qui travaillent à sauver la chevêche des terriers.
  3. Encourager les agriculteurs et autres propriétaires fonciers à ne pas perturber les zones dans lesquelles les chevêches des terriers vivent. Encourager les propriétaires à utiliser des alternatives aux pesticides ou des doses plus faibles de ces produits chimiques.

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